Regard sur le cataclysme, le travail de volontaire et la reconstruction du pays

Une amie nous a prêté des sacs de couchage, une autre nous a offert des petites lampes électriques à alimentation manuelle, nous voilà prêts. Nos gros sacs à dos remplis de nourriture gênent les salariés qui partent travailler dans le centre de Tokyo. Il pleut et nous voilà en chemin pour prendre le bus à Shinjuku. Direction Sendai. L’autoroute nous conduit vers cette ville synonyme de catastrophe. Après avoir traversé avec émotion la région de Fukushima, et après 6 heures de route, voilà, nous y sommes.

Sendai, Shiogama :
nous voilà « volunteer »

Il pleut toujours. Le flot des passants nous emporte et la ville semble là, debout, bien réelle. Comment était-elle avant ? Semblable ? Oui sans doute en apparence car dans le cœur de la capitale régionale tout est normal.
Nous passons au bureau d’enregistrement de l’association. Au mur une carte de la région avec en couleur les zones sinistrées par les flots. Je cherche l’échelle et fait un rapide calcul. Nous sommes proche des 600 km2 touchés, 6 fois Paris.

Une voiture nous transporte alors vers Shiogama, les trains étant à l’arrêt pour cause de typhon. De nuit et à première vue tout est debout.

L’accueil est chaleureux dans ce lieu qui regroupe plusieurs grandes salles de tatamis dont une de prière. Une quinzaine de personnes est là.

confection de onigiri dans le centre Caritas Japan de Shiogama – 27 mai 2011

Après un rapide diné, il nous est expliqué l’organisation. Les femmes dorment dans un endroit dédié aux messes, les hommes là où les repas sont servis. Une seule douche pour tous, la possibilité de nettoyer et de faire sécher son linge, tout est propre et soigné. Des bottes, casques, masques, gants et tenues sont mises à notre disposition.

Le rythme des journées est bien établi. Le matin, messe à 6h30 pour ceux qui le souhaitent. A 7h, chacun prépare des onigiris – boules de riz – qui feront son déjeuner. A 7h30, c’est l’heure du petit déjeuner, avant un départ vers 8h15. Le retour se fait vers 16h30, suivi d’un diner à 18h. A 19h30, nous nous réunissons afin de partager nos expériences de la journée et à 22h, c’est l’extinction des feux.

Une Sœur est là pour nous préparer nos petits déjeuners et diners. C’est un grand luxe. Nous lui remettons les aliments que nous avons apportés avant de nous installer chacun dans notre coin et de nous préparer à dormir. Malgré l’heure précoce, des personnes sont déjà prêtes à s’assoupir. A nous de nous reposer afin d’être en forme le lendemain, pour cette première journée de travail.


2 réponses à Regard sur le cataclysme, le travail de volontaire et la reconstruction du pays

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